Un bis repetita de mars 2008 ? C’est le scénario que voudraient éviter les partisans de la gauche, à Brou-sur-Chantereine. Mais pour l’instant, la parade n’est pas encore trouvée.
Jeudi soir, les forces de gauche de la ville se sont réunies pour décider de la stratégie à adopter et de la tête de liste derrière laquelle se ranger en vue des élections municipales qui auront lieu en octobre.
« Nous avons la volonté d’aboutir à une liste d’union dès le premier tour », assure le secrétaire départemental des socialistes, Emeric Brehier, suivi par le responsable local du Parti communiste, Franck Mouly, et les Verts. Problème, le Parti de gauche joue pour l’instant une partition dissonante. Les partisans de Jean-Luc Mélenchon ont fait savoir, jeudi, qu’ils ne souhaitaient pas participer à la réunion de la gauche breuilloise.
Une décision jugée « irresponsable » par l’ancien édile (DVG) Jean-Marc Deschamps, qui avait justement perdu son fauteuil, en mars 2008, à la suite de la division de la gauche. Le candidat de l’UMP, Antonio de Carvalho, avait été élu avec quatre voix d’avance. En réaction, Jean-Marc Deschamps avait introduit une requête en annulation du scrutin, au motif que plusieurs signatures d’électeurs, sur les feuilles d’émargement, étaient sensiblement différentes entre le premier et le second tour. Le tribunal administratif lui a donné raison. Une décision confirmée par le Conseil d’Etat, qui doit exposer ses motifs prochainement.
« Surpris » par cette issue judiciaire, Antonio de Carvalho ne cachait pas sa déception. « Cela signifie que, contrairement à ce qu’on enseigne aux enfants sur la démocratie, on ne peut jamais gagner une élection à la majorité des suffrages plus une voix, affirmait-il. Mais je vais de toute façon me représenter, avec sensiblement la même équipe. »

une, une population dominée par les séniors, avec une équipe municipale remplit de bonnes intentions.

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